Roland Garros
Vers un duel Nadal-Federer - Il y a des signes qui ne trompent pas. La dernière finale de Roger Federer face à Rafael Nadal à Madrid en est un. Car si le jeu affiché lors de ses dernières sorties avait laissé de grandes interrogations et le sentiment que l’adaptation du n°1 mondial sur terre battue serait un long chemin de croix, il a retrouvé de sa superbe face à son grand rival. Les deux hommes arrivent Porte d'Auteuil dans le costume de favoris. Le Suisse a un titre à défendre, l'Espagnol à reconquérir après la terrible désillusion de l'an dernier face à Robin Söderling.
Verdasco, le troisième homme - Le Suédois, justement, ne semble pas en aussi grande forme que la saison passée malgré une victoire à Rotterdam et une finale à Barcelone. Ses deux récentes défaites à Madrid et Nice contre Nicolas Almagro et Olivier Rochus ne laissent présager rien de bon. Forfait dans la capitale ibérique, Novak Djokovic, n°3 mondial, doit une revanche sur la terre ocre parisienne après son élimination de l'an dernier dès le troisième tour par Philipp Kohlschreiber. Andy Murray n'a lui jamais eu le pied très terrien et semble un ton en-dessous. Le danger pourrait donc venir de l'Espagne où Juan Carlos Ferrero, David Ferrer et surtout Fernando Verdasco semblent en mesure de tirer leur épingle du jeu à Paris. Le dernier nommé a réalisé de grandes performances ces dernières semaines dans les tournois majeurs (Monte-Carlo, Rome).
Rezaï, l'éclaircie bleu - Dans le tournoi féminin, la tenante du titre Svetlana Kuznetsova n'arrivera pas dans sa meilleure forme après un début de saison mitigé. La n°1 mondiale Serena Williams veut redorer son blason dans la Capitale après ses dernières sorties ratées. Il faudra surveiller évidemment les deux Belges Justine Hénin et Kim Clijters, toujours motivées lors des grands tournois. La nouvelle génération symbolisée par Caroline Wozniacki ou la solide serbe Jelena Jankovic devraient aussi avoir leur mot à dire. Tout comme... Aravane Rezaï. La Française semble la seule à pouvoir hisser haut le drapeau tricolore cette année. A moins que Gaël Monfils, Jo-Wilfried Tsonga ou dans une moindre mesure Richard Gasquet, à la recherche du temps perdu, sortent le grand jeu. 1, 2, 3, c'est parti !






